RDC : près de 200 civils tués, un bilan alarmant à l'approche de la commémoration du genocost

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A l’approche du 2 août, date de commémoration du génocide congolais « genocost ». Rappelons cette conviction du Dr Denis Mukwege : « agir, c’est refuser l’indifférence.»
L’impunité et l’extermination des congolais se poursuivent jusqu’aujourd’hui. Direction les territoires de Beni, Rutshuru, Masisi et Walikale avec un rapport publié par l’ONG Badikila sur les violences perpétrées d’avril à juin 2026 dans ces zones. Environ 200 civils ont été tués par plusieurs groupes armés au cours de cette période.
Patrick Nguka, responsable de l’ONG précise que le territoire de Beni est la zone la plus touchée par cette insécurité. Le groupe terroriste ADF est encore le principal acteur de ces massacres. « Les attaques des ADF se sont intensifiées malgré les opérations militaires conjointes Shujaa. »
Comme pour les rapports précédents dressés par l’ONU, l’ONG Badikila fait état des cas de violations des droits humains dans différents territoires notamment à Rutshuru où des jeunes sont arrêtés par le M23 car soupçonnés de faire partie des FDLR. Concernant le groupe patriote Wazalendo, il est accusé d’actes de pillage et de détentions illégales ce qui accentue la détresse des citoyens congolais.
Cette insécurité vise en premier lieu des familles où des femmes et des enfants sont les premières cibles. Et chaque jour la question qui revient est : que fait le gouvernement congolais ? L’ONG Badikila a lancé un appel aux « autorités congolaises afin de renforcer les mécanismes de protections des civils et à privilégier des réponses sécuritaires plus efficaces » (Source Actualité CD).
Le 2 août 2026, Place de Bastille à Paris, une marche commémorative est organisée à 14h par la plateforme “Congolese Action Youth Platform”