Mobilisation à Paris samedi 22 août pour dire non à l'excision

SLK News
Média

Une campagne en faveur de l’excision au Mali est actuellement menée par des hommes maliens. Face à cela, plusieurs associations féministes et militantes ont réagi en s’y opposant. Elles dénoncent la gravité de l’apologie des mutilations génitales et les conséquences sur les corps et la santé des filles et femmes. Désirée Deneo, militante féministe, cofondatrice de la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes a notamment rédigé un message adressé à la Ministre de l’égalité entre hommes et femmes Aurore Bergé en lui rappelant l’ampleur de cette pratique sur les corps des femmes.
« Au Mali, le taux de prévalence des mutilations génitales féminines est estimé à 89% chez les femmes et filles âgées de 15 à 49 ans, et environ 73% chez les jeunes filles âgées de 0 à 14 ans. C’est l’un des taux les plis élevés en Afrique. L’excision est généralement pratiquée sur les petites filles avant l’âge de 5 ans » extrait de la publication de Désirée Deneo à la Ministre Aurore Bergé.
La militante féministe réclame également que M. Kanimakan Traoré, vivant en France puisse répondre de ses actes devant la justice française après avoir propagé des propos violents en faveur de l’excision.

Un rassemblement est organisé samedi 22 août à Paris place de la Nation dès 15h pour dire non à l’apologie de l’excision et aux mutilations génitales.
