Les “invisibles de mars” : ces femmes dont l’histoire mérite d’être racontée

SLK News
Média

“Les Invisibles de mars” représentent une campagne qui vise à mettre en lumière des femmes qui bâtissent la RDC par leur engagement et leur travail.
On est tombé sur une publication de l’auteur Laurent K. Mavinga @laudive1978 sur twitter qui s’est engagé par cette initiative à faire un focus sur différents parcours de femmes durant tout le mois avec ce titre “les invisibles de mars”.
Dans ce projet, l’un des posts sur les réalités économiques de l’enseignement a retenu notre attention.

Maman Antoinette, 48 ans, est enseignante à Kauka, Sainte Marie Gorettie à Kinshasa depuis 30 ans.
Dans sa publication, Laurent K. rappelle que l’enseignante a déjà donné cours à plus de 1500 enfants.
Les classes sont souvent remplies d’au moins 60 élèves dans un espace de 40m2. Cette femme utilise aussi ses propres ressources pour subvenir aux besoins de la classe. Elle touche 250 dollars par mois depuis 2010. Concernant la retraite des enseignants, cette question reste toujours en suspens.
Chaque lundi et jeudi, il y partage un profil et organise un space en soirée. Son mot de la fin « Parce que Kinshasa n’avance que sur leurs mains. Et leurs mains méritent reconnaissance. »
Cette réalité sur les conditions de cette enseignante ne devrait pas passée sous silence. Des mesures doivent être appliquées pour que cette profession soit davantage considérée et donc mieux rémunérée.
Plusieurs articles de presse diffusent les différentes grèves des professeurs. Le 15 février dernier, un article d’Actualité CD précisait : “les enseignants de la province éducation elle Maï Ndombe 3, comprenant les territoires de Kutu et Oshwe sont en grève depuis deux mois. Ils revendiquent le paiement de quatre mois d'arriérés de salaires, soit d'octobre 2025 à janvier 2026.” Parfois ces absences de paiement s’étendent même sur plusieurs années.
L'hommage dédié aux femmes africaines.
Judicaelle Irakoze, politologue et économiste en partage aussi sur son compte twitter. Le portrait du jour était celui de Wassis Leonie Hortense Abo « pour son engagement pour la liberté et l’égalité des sexes ».
Une femme congolaise qui a rejoint la rébellion du Kwilu après la mort du héros national Lumumba.

Elle était l'épouse de Pierre Mulele, homme politique congolais, à l’origine du Parti solidaire africain et ministre de l’Éducation dans le gouvernement de Lumumba.
Symbole de résistance, le livre « Abo, une femme du Congo », de Ludo Martens revient sur le parcours d’une femme dont l’histoire devrait davantage être racontée. Il est possible de suivre également sur Youtube l’interview vidéo diffusée par le même auteur. Née en 1945, Léonie a hérité du nom d'Abo suite à la perte de ses deux parents. Abo signifie "deuil" dans la langue Babumda.
Dès l'âge de 14 ans, elle est victime d'un mariage forcé avec Gaspard Mumputu qui lui infligera des violences conjugales.

Et vous, y a t-il des profils de femmes dont vous souhaitez rendre plus visibles ?